Ca veut dire que tu te fais une super virée dans Paris Ville-Lumière. Tu dépenses un maximum, une vraie sortie luxueuse, dispendieuse, si possible en faisant le tour des cafés, des cabarets, des théâtres, des spectacles et des boîtes de nuit. Pas besoin d'être un hibou ou un ornithologue pour trouver la nuit chouette et la tournée des grands-ducs pas romantique mais idéale pour butiner comme un colibri. A l'époque du star system, c'est difficile d'imaginer qu'au temps de Napoléon c'était le système des tsars. Voyageurs désœuvrés, les princes de la famille impériale de Russie (tous des grand-ducs) collaient comme des papillons de nuit aux phares de Paris Ville Lumière toute refaite par le baron Haussmann et nettoyée par l'arrêté du préfet Eugène Poubelle. Pendant cette virée en goguette dans Paris by night ils dépensaient sans compter comme le PDG John Hammond dans le Jurassic Parc de Steven Spielberg, qui parvient finalement à donner vie à toutes sortes d'oiseaux préhistoriques à partir du matériel génétique d'un moustique.
Dame de fer, assurément, cette Frédégonde, et pauvre Leudaste. C'est une histoire qui se passe rue du Petit Pont.
Lutèce n'est pas encore occupée par les Romains, mais cette passerelle est déjà là, qui relie l'Ile de la Cité à la rive gauche de la Seine. On l'appelait le Parvus Pons, le Petit Pont en latin. Pauvre petit pont qui, depuis une date récente ne cessa jamais d'être emporté par les eaux, le feu et les glaces! Entre 1186, il fut bâti en pierre et ne cessa de supporter des maisons jusqu'en 1718. Pendant cette période il s'écroula onze fois!
En 583, un homme fut condamné à cause de sa vétusté, c'est Leudaste, comte de Tours...
Lorsqu'on est au centre de la chapelle des catéchismes, on se trouve au milieu de l'ancien charnier. C'est dans celui-ci que fut inhumé, en 1727, le diâcre Paris et où eurent lieu, pendant cinq ans, les fameuses scènes extatiques dites des convulsionnaires de Saint-Médard.
Monseigneur Châtel est vers 1830, le fondateur d’une l’Eglise Catholique Française indépendante de Rome.
Origine
Né en 1795, Ferdinand-François Châtel est originaire de Gannat dans l’Allier. Ses parents sont paysans. Remarqué pour sa vive intelligence il entre au petit séminaire de Clermont-Ferrand et de continuer, grâce à de brillant résultats, au grand séminaire. Prêtre en 1818, puis vicaire de la cathédrale de Moulins, curé à Montoy-sur-Loire, aumônier au 23ème régiment, au 2ème régiment de grenadiers à cheval de la garde royale, son caractère indépendant et des idées libérales sont déjà remarquable. Il est capable de monter en chaire et l’apologie de la liberté religieuse ce qui provoque, un dimanche à Paris, une vive inquiétude et certains journaux le signalent.
J'vis toujours des soirées parisiennes,
j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne
et vivre au vent, à feu, à cent, m'ouvrie au sentiment...
Commencer par voir si l'amour bat son plein
et si Lucien, il a perdu son chagrin,
j'voudrais t'emmener au-dessus d'un volcan
brûler mes os faire transpirer mes sentiments
J'vis toujours des soirées parisiennes, j'voudrais vivre des soirées brésiliennes,
et t'emmener haut, t'saluer bas chanter des chansons,
chanter tout bas notre amour pour les quatre saisons...
Commencer par voir si c'est pour aujourd'hui
ou bien tout ça si c'est pas compris,
j'voudrais bénéficier de ton absence,
j'voudrais savoir pour ce soir...
Et j'vis toujours des soirées parisiennes,
j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne
Eh oui, cette fois, Pierrot, de lunaire est devenu fou: mad Pierrot. Il y a des surnoms qui vous collent aux basques plus sûrement que n'importe quel limier.
Début de l’occupation, cette période marquée par les rationnement, la peur des autres et la solidarité secrète. Pierre, après le tour du monde, se rend à Paris et fréquente les petits truands. Il sert les Allemands dans la bande du «Grand René». Malfrats sans états d'âme munis Ausweis et qui pratiquent le marché noir, le racket, les attaques à main armée pour la Gestapo.
Dino Buzzati arrive à Paris en 1955 et raconte ses souvenirs. Notamment sa rencontre émerveillée avec Albert Camus à Montmartre.
Dès que je suis arrivé à Paris - c'était pour moi la fois- j'ai foncé d'une traite en direction du Théâtre La Bruyère, où l'on s'apprêtait à mettre en scène une de mes pièces. Au Théâtre, tout prês des fauteuils d'orchestre, j'étais attendu en cette heure déserte par Camus, qui avait fait l'adaptation, par le metteur en scène George Vitaly et par quelqu'un de la radio.
J’apporte un intérêt très diffus à l’œuvre de Pierre Bourdieu touchant la littérature. Le sociologue ne cesse de parler de Paris. Les Règles de l’Art, un livre qu’il publie en 1992 aux éditions du Seuil, en est la meilleure illustration.
Depuis, j’ai un regard très particulier sur les romans qui se passent à Paris. Ou dont l’intrigue passe par Paris, la capitale du Regard.
Un autre livre s’ouvre à mon attention, un truc sorti d’un carton sûrement, l’ouvrage de Patrick Poivre d’Arvor...
Dans l’intimité des stars, l’échange des regards a du prix. C’est une voie du feu, une voix de feu.
Pierre Auguste Renoir, ce sera mon exemple aujourd’hui. J'ai trouvé un livre écrit par son fils. Une dame qui s'était approchée de moi pour me parler de Notre Dame de Paris, sur la brocante, à Sainte Maure de Touraine. Une inconnue que j’ai prise au sérieux à cause des étranges ouvertures que je sais devoir être les miennes à Paris.
«Pourquoi certaines choses du passé surgissent-elles avec une précision photographique?»
Les acteurs et les décors sont toujours les mêmes. On pourrait le dire de la plupart des livres, pas seulement ceux de Modiano. Ils ont vécu ici, ils ont fait semblant de vivre. Comme nous. Peut-être que le passé les retenait, que le futur leur faisait peur et c'est pourquoi le présent leur échappait. Ils n’enregistraient pas les millions de choses pas intéressantes qui peuplent le fond inconscient de la vie, il ne reste d’eux que le stéréotype ou l’oubli. C’est vrai, parfois un auteur a parlé pour elles, les choses insignifiantes. Un bruit de pas, un homme qui jette un paquet de cigarette vide, une voiture qui passe, une pensée.
Le jour de l'identification du corps de l'empereur, celui de l'attentat manqué contre Louis Philippe et du départ de Frédéric, le héros de l'Education sentimentale de Gustave Flaubert.
Le plus grand roman de tous les temps. C’est ce que je peux lire dans la préface de l’ouvrage de poche que j’ai trouvé sur une brocante, quelque part en Touraine du Sud. Il y a des années qu’Yves m’en avait parlé, avant de partir en Éthiopie. Yves Stranger, auteur d’un livre sur la mémoire, lui aussi, un beau livre publié aux éditions Archange Minotaure, Ces pas qui trop vite s’effacent. A cette époque il ne connaissait pas son éditeur montpelliérain, et il n’avait pas encore écrit son livre conçu sur un triple voyage. Celui de Stevenson dans les Cévennes, le sien sur les traces de Stevenson et un autre voyage, qu’il fit plus tard sur les traces de Rimbaud, vers Addis Abeba.
Modigliani peintre maudit et alcoolique, on le voit boire plus que de raison dans le Paris artistique d’après la première guerre mondiale, en pleine rivalité avec Picasso au cœur des années folles. La femme se libère, fume et se maquille. Jeanne Hébuterne est amoureuse de Modigliani contre son père qui désapprouve l’union de sa fille avec cet homme sans austérité. Si les toiles de Pablo Picasso, déjà reconnu, se vendent, ce n’est pas le cas de celle d’Amedeo Modigliani. On dit qu’il n’en a que faire. Il faut voir.