Les déchets projetés sur la Croisette: deux documentaires du réalisateur germano-turc Fatih Akin et de l'acteur britannique Jeremy Irons disent l'urgence de changer les habitudes face à la menace environnementale et sanitaire de nos ordures qui s'accumulent.
Dans "Trashed" ("Saccagée"), réalisé par la Britannique Candida Brady, Jeremy Irons se fait pédagogue sur le terrain, chapeau de paille ou bonnet de laine sur le crâne suivant les saisons et les lieux visités.
Affolant la Croisette, Brad Pitt, en tueur à gages dans "Cogan - La mort en douce" de l'Australien Andrew Dominik, et Ken Loach derrière la caméra de "La part des anges", son onzième film présenté à Cannes qui raconte la débrouille d'une bande de délinquants à Glasgow dans une joyeuse comédie sur fond de whisky, sont entrés en compétition mardi.
L'éditeur Albin Michel a confirmé mardi avoir décidé la veille "d'interrompre ses négociations avec Mediobanca", banque conseil de l'Italien RCS Mediagroup pour le rachat de sa filiale Flammarion.
"Considérant la qualité de Flammarion et de ses équipes, Albin Michel s'est fortement impliqué depuis plus de deux mois dans le processus d'acquisition de ce groupe. Ceci l'a conduit à déposer le 2 mai dernier une offre de rachat", rappelle Albin Michel dans un communiqué.
"La part des anges", onzième film présenté à Cannes par le cinéaste Ken Loach ("ça devient presque gênant"), raconte la débrouille d'une bande de délinquants à Glasgow dans une joyeuse comédie sur fond de whisky qui a égayé la Croisette à mi-parcours du festival.
"C'est toujours bien de contrarier les attentes, de surprendre. Si tu dis que tu prépares un film sur de jeunes chômeurs délinquants, les gens s'attendent à une tragédie", a expliqué mardi à l'AFP le réalisateur britannique toujours vert âgé de 75 ans.
Leur "grand soir", Gustave Kervern et Benoît Delépine l'ont orchestré de jour, mardi à Cannes, devant les photographes: aidés de Benoît Poelevoorde et Albert Dupontel, les deux réalisateurs ont saccagé le comptoir contre lequel cinéastes et acteurs prennent la pose.
Une entrée en matière potache -vite pardonnée par la direction du Festival-, pour résumer "Le Grand Soir", nouveau long-métrage du duo déjanté que forment Kervern et Delépine révélés par Groland (Canal+).
Brad Pitt a déboulé en tueur à gages mardi sur la Croisette avec "Cogan: La mort en douce", en lice pour la Palme d'Or, un film de gangsters sur un monde dur, de solitude, celui de la mafia, mais plus largement d'une Amérique déboussolée.
"La vie, ça craint. On est seul", dit l'une des petits frappes de cet univers violent qui pourrait se trouver dans "n'importe quelle ville" des Etats-Unis selon son réalisateur, l'Australien Andrew Dominik, qui retrouve Brad Pitt cinq ans après "L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford".