Paris est un vrai musée à ciel ouvert, des jardins aux quais, des stations de tramway jusqu’aux murs des quartiers…

On n’est pas toujours obligé d’aller dans un musée pour admirer une œuvre d’art. En effet, Paris est, en lui-même, un vrai musée à ciel ouvert. Des jardins en passant par les quais, les stations de tramway jusqu’aux murs de nos quartiers, l’art est partout.

Pour en profiter, il suffit d’ouvrir l’œil !

De musées en jardins

Très naturellement, les jardins des musées sont des endroits privilégiés pour admirer des œuvres en plein air. C’est le cas du jardin du Musée Rodin, à deux pas des Invalides. Cet écrin de verdure de 3 hectares abrite de nombreux chefs-d’œuvre du père de la sculpture moderne, comme le célèbre "Penseur" ou la "Porte de l’Enfer". Pour y accéder, pas besoin de payer le tarif d’une visite du musée, il existe un billet "jardin" qui ne coûte que 4 €. A deux pas du Luxembourg, le Musée Zadkine est quant à lui prolongé par un merveilleux jardin peuplé des sculptures de l’artiste cubiste. Il se visite en accès libre.

 

Musée Zadkine jardin sculptures | 630x405 | © OTCP - Didier Messina


Hors les murs

Au cœur de Paris, le jardin des Tuileries accueille une vingtaine d’œuvres du grand sculpteur français Aristide Maillol. Au gré de vos déambulations dans les allées, vous tomberez peut-être sur les "Trois Grâces" ou la "Jeune fille allongée".

Aux pieds de l’Institut du monde arabe, le musée de la Sculpture en plein air a pris ses quartiers dans le jardin Tino-Rossi. C’est dans un cadre très agréable, le long des bords de la Seine, que l’on peut contempler une trentaine de sculptures modernes, dont quelques grands noms comme César, Brancusi ou Zadkine. Impossible de rester de marbre !

 

Fontaine Stravinsky Beaubourg sculpture Niki de Saint Phalle | 630x405 | © OTCP - Amélie Dupont I 111-37

 

Plus grand quartier d’affaires d’Europe, La Défense est aussi le plus vaste musée de France à ciel ouvert. En tout, ce sont quelque 69 pièces monumentales qui y sont exposées et on compte parmi les œuvres emblématiques le "Stabile" de Calder, Deux personnages fantastiques de Mirò ou et "le Pouce" de César. Cet ensemble de sculptures est intimement lié à l’histoire de La Défense et il en est désormais indissociable.

En effet, aujourd’hui, bien des œuvres d’art moderne font intégralement partie du paysage urbain et on ne pourrait pas imaginer Paris sans elles. C’est le cas des "Deux plateaux" de Daniel Buren, plus connus sous le nom de Colonnes de Buren, installés dans la cour d’honneur du Palais-Royal depuis 1986 ou, à côté du Centre Pompidou, la fontaine Igor-Stravinsky et ses automates désarticulés, créée par Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle en 1983. Aux Abbesses, le Mur des je t’aime, de Frédéric Baron et Claire Kito, est le rendez-vous des amoureux du monde entier.


Les murs vous regardent

Du côté du street art, l’art fait le mur au propre comme au figuré et l’espace urbain devient le terrain d’expression privilégié des artistes. Parmi les grandes stars du mouvement, Miss. Tic qui, telle une poétesse urbaine, habille la ville de ses pochoirs figuratifs ou sous forme de messages qui font parler les murs.

 

Street art | 630x405 | © OTCP - Amélie Dupont | 184-32

Autre artiste incontournable, le très secret Invader, bien connu pour ses intrigantes mosaïques Space Invaders, inspirées des créatures du jeu d’arcade éponyme des années 70. Depuis le premier Space invader posé en 1996 dans le passage de la Main-d’Or dans le 11e arrondissement (disparu depuis, suite à un ravalement), l’artiste a fait du chemin et on compte aujourd’hui plus de 1 000 envahisseurs dans Paris.

Lors de vos balades, levez les yeux, il y en a certainement un dans le coin. D’ailleurs, l’invasion dépasse même nos frontières puisque 64 villes dans le monde sont touchées : New York, Bangkok, Hong Kong… et ce n’est pas près de s’arrêter ! Pour voir d’autres traces de street art, faites un tour au canal Saint-Martin ou à Montmartre, QG de l’art de rue.

 

L’art sur les rails

Inaugurée en 2012, la ligne du tramway T3 des maréchaux Sud est un véritable parcours d’art contemporain à découvert : il n’accueille pas moins de neuf œuvres contemporaines entre le pont du Garigliano et la porte d’Ivry.

Parmi ces réalisations, "Le Téléphone" de Sophie Calle en collaboration avec Frank O. Gehry installé sur le pont du Garigliano dans le XVe arrondissement.

Les passants sont invités à décrocher lorsque la sonnerie retentit. "Tchaïkovski" est une œuvre de l’artiste français Claude Lévêque. Cette installation de quatre panneaux d’inox froissé placés sur le toit d’un bâtiment en pierre des années 30 est visible sur l’aqueduc de la Vanne, à la station Montsouris.